a une mendiante rousse

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    1.
  1. charles baudelaire'in (bkz: spleen et ideal)'deki şiiri.

    Blanche fille aux cheveux roux,
    Dont la robe par ses trous
    Laisse voir la pauvreté
    Et la beauté,

    Pour moi, poète chétif,
    Ton jeune corps maladif,
    Plein de taches de rousseur,
    À sa douceur.

    Tu portes plus galamment
    Qu'une reine de roman
    Ses cothurnes de velours
    Tes sabots lourds.

    Au lieu d'un haillon trop court,
    Qu'un superbe habit de cour
    Traîne à plis bruyants et longs
    Sur tes talons;

    En place de bas troués
    Que pour les yeux des roués
    Sur ta jambe un poignard d'or
    Reluise encor;

    Que des noeuds mal attachés
    Dévoilent pour nos péchés
    Tes deux beaux seins, radieux
    Comme des yeux;

    Que pour te déshabiller
    Tes bras se fassent prier
    Et chassent à coups mutins
    Les doigts lutins,

    Perles de la plus belle eau,
    Sonnets de maître Belleau
    Par tes galants mis aux fers
    Sans cesse offerts,

    Valetaille de rimeurs
    Te dédiant leurs primeurs
    Et contemplant ton soulier
    Sous l'escalier,

    Maint page épris du hasard,
    Maint seigneur et maint Ronsard
    Epieraient pour le déduit
    Ton frais réduit!

    Tu compterais dans tes lits
    Plus de baisers que de lis
    Et rangerais sous tes lois
    Plus d'un Valois!

    - Cependant tu vas gueusant
    Quelque vieux débris gisant
    Au seuil de quelque Véfour
    De carrefour;

    Tu vas lorgnant en dessous
    Des bijoux de vingt-neuf sous
    Dont je ne puis, oh! Pardon!
    Te faire don.

    Va donc, sans autre ornement,
    Parfum, perles, diamant,
    Que ta maigre nudité,
    Ô ma beauté!
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  2. 2.
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